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SAINTE PENELOPE

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Ceux qui me connaissent, ceux qui me lisent, ceux qui gravitent autour de moi, vous savez. Pour les autres me voilà percée à jour. J’adore associer les « Saints » des jours aux moments forts de ma vie. J’ai nommé tellement de choses grâce à ce calendrier, « Alphonse la Défonce » pour mon cathéter de chimio, « Telma » mon Tomo de radiothérapie… Ce qui me permet finalement de garder les dates en mémoire, et d’humaniser ce qui est parfois si impalpable. Aujourd’hui, je me suis amusée à retravailler, autour des prénoms,  mon texte que j’écris depuis plusieurs jours.  Bonne lecture. Mercredi  20 mai- Saint Bernardin « Bernardin, dérivé diminutif de Bernard, du germanique Ber, ours et hard ; Hardi ». C’est fou ça ! J’adore ! Vous vous souvenez de mon texte « Un Valentin à Berlin », Bernhard ce garçon pour qui je prendrai bien un avion juste pour passer un peu de temps avec lui. Et cette «...

UN COEUR A PRENDRE (2)

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Photo Instagram  Stefan_goldschmidt  Hamburg Vous le savez un peu, je cherchais un amoureux. Oui, oui ! Vous lisez bien… j’ai utilisé le passé. Non, non !  Je n’ai pas  trouvé d’amoureux. Bilan de ces 5 mois : On lâche l’affaire. Résultat : Mon cœur est retourné dans sa forteresse. J’ai été percutée, pendant cette période un peu folle du confinement. Pour être précise, c’est mon petit cœur qui a été percuté en fait. J’imaginais sans doute encore un peu trop que l’amour était de nouveau possible pour moi. Je me suis laissée portée par un garçon. J’y ai cru, je suis tombée dans le panneau, tous mes voyants étaient éteins et pourtant je suis assez lucide habituellement. Le confinement a eu  raison de ma raison. J’ai cru avoir 15 ans, c’était bon. Mais punaise, j’avais oublié comme à 15 ans un chagrin d’amour ça fait mal. Ah… je vous vois rire devant votre écran. Amoureuse d’un mirage, amoureuse d’un garçon...

PÉNÉLOPE BRAVE L'INTERDIT

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Pénélope brave l’interdit Rêve ou réalité… à vous de choisir Je suis troublée en ce moment. Je me pose des milliers de questions. C’est sans doute la situation. Ce confinement nous fait tous réfléchir. Moi ça fuse un peu trop entre mes deux oreilles. Depuis quelques semaines je suis percutée en plein vol. Comme happée par un tourbillon que je croyais ne jamais plus ressentir. J’ai le cœur  tellement serré que j’en ai la nausée. Je ne sais pas où aller. Je ne sais plus ou regarder.  Je doute, j’y crois, j’abandonne, j’active mon bouclier et je me fous à poils en l’espace de deux minutes. Ça en fait des émotions en 120 secondes sous mes nouveaux nichons, là dans mon cœur. Je deviens folle je vous dis. Mon cœur  n’est sans doute pas prêt, à de nouveau, se laisser aimer. Ou alors celui qui tente d’y entrer en ce moment s’y prend vraiment très mal. Mais j’ai de la chance, j’ai une tribu d’amies et d’amis bien présente en ce moment.  Des oreilles p...

JE RIS. J'ETOUFFE. JE RESPIRE. JE VIS.

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Mon fils ma bataille J-2 Tu es collé contre moi. On regarde une émission policière. Tu adores. Je savoure ce moment. Pas l’émission qui m’ennuie un peu, mais toi lové dans mes bras, ta tête posée sur mon cœur. Tu adores l’écouter battre. Bientôt tu auras 11 ans. Tu grandis si vite. Quel fou rire quand, comme ça, sans savoir pourquoi, en plein milieu de ce reportage,  cette idée improbable te traverse l’esprit, tu mets pause, et tu me dis :  « Maman je voudrais une soirée mousse pour mon anniversaire ! ». Je ris tellement, que je manque encore une fois l’étouffement. Depuis qu’il est passé dans mes bronches, le COVID a laissé des traces. Une toux asthmatique m’oppresse quand je ris trop.  Tu t’es alors une nouvelle fois figé, et tu m’as dit : « Tu ne vas pas mourir, pas avant mes 11 ans… » Une fois ma respiration retrouvée, je te propose d’attendre un peu avant d’organiser une soirée mousse. Comme ça, je pourrai mou...

CONFINEMENT, PRINTEMPS, AMANTS

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C’est fou ce tourbillon qui nous aspire.  J’ai eu du mal à écrire depuis quelques semaines, la pression au travail était forte, mes nouveaux projets me rendaient folle. Et puis le COVID s’est installé dans mes poumons. J’ai essayé de mettre un peu les choses en ordre depuis que je respire mieux, mes écrits s’étouffaient presque autant que moi jusqu’à lundi. Mais me revoilà. Moi qui aime tant Paris, les bars, l’agitation de la ville, je suis servie. Bon j’ai souris quand j’ai lu mon premier texto post annonce du confinement:  « Comment tu vas faire toi sans bar, ni restaurants ? ». Elle n’avait pas tord cette amie. Sur le coup je me suis même dit un  instant que j’allais trouver des restaurants cachés. Mais très vite, je me suis raisonnée; il a fallu vraiment peu de temps en fait pour que la raison prenne le dessus. Aussi vite pensé qu’oublié. C’est un moment difficile mais on doit faire cet effort là. Est-ce vraiment un effort si difficile finale...

FAIRE DES RICOCHETS

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Quoi de mieux que le Café de l’Homme pour écrire sur les HOMMES. J’ai encore fait de beaux échanges cette semaine.  La vie est percutante, douce, romantique et très « masculine » en ce moment.  La vie est faite de rencontres, de ricochets. J’ai toujours un petit galet dans ma poche, faire des ricochets est palpitant. Jeudi, je voulais aller au vernissage du Palais de Tokyo, après cet apéro copines dans mon quartier.   Mon impatience a eu gain de cause. J’adore ce lieu, mais je déteste attendre. La longue file d’attente sur le trottoir m’a découragée. J’ai patienté 10 minutes, et puis j’ai fait demi-tour. Direction le Trocadéro pour trouver un lieu où écrire. Première tentative au Palais de Chaillot, portes closes, le bar ne doit être ouvert qu’aux spectateurs, je me souvenais avoir été au café de l’Homme il y a plus de 10 ans, avec Raphaël quand je le gardais le mercredi. Il allait faire du Krav Maga, prenait des cours de piano dans le ...