PÉNÉLOPE BRAVE L'INTERDIT

Pénélope brave l’interdit
Rêve ou réalité… à vous de choisir


Je suis troublée en ce moment. Je me pose des milliers de questions. C’est sans doute la situation. Ce confinement nous fait tous réfléchir. Moi ça fuse un peu trop entre mes deux oreilles.

Depuis quelques semaines je suis percutée en plein vol. Comme happée par un tourbillon que je croyais ne jamais plus ressentir.

J’ai le cœur  tellement serré que j’en ai la nausée. Je ne sais pas où aller. Je ne sais plus ou regarder. Je doute, j’y crois, j’abandonne, j’active mon bouclier et je me fous à poils en l’espace de deux minutes. Ça en fait des émotions en 120 secondes sous mes nouveaux nichons, là dans mon cœur. Je deviens folle je vous dis.
Mon cœur  n’est sans doute pas prêt, à de nouveau, se laisser aimer. Ou alors celui qui tente d’y entrer en ce moment s’y prend vraiment très mal.

Mais j’ai de la chance, j’ai une tribu d’amies et d’amis bien présente en ce moment.  Des oreilles pour m’écouter, et des conseils reçus qui me sont bien utiles.
J’ai donc réactivé mon mode CONFIANCE EN MOI hier, dessinant mes yeux au khôl noir, et galbant mes cils de mascara.  J’étais prête à braver l’interdit.
Rendez-vous dans la soirée avec un Crush Happn que j’ai eu en début de confinement.
Nous habitons à 50 mètres à vole d’oiseau, et 250 mètres à pieds l'un de l'autre, si c’est pas trop fort ça. Faut contourner un peu la barre d’immeubles du boulevard ou j’habite et hop. Un jour d’avril, il est passé me saluer sur le trottoir d’en face en allant faire ses courses au magasin BIO. J’avais l’impression d’être en prison et lui en visite de prisonnier. On a bien ri. On ne s’envoyait plus trop de messages. J’avais la tête un peu occupée par celui qui tourne autour de mon  cœur. Il ne semble pas vraiment trouver l’entrée et  cogne bien trop fort à mon goût.

Ce nouveau garçon, ce voisin, cherche une femme sans enfants, il veut fonder une famille, sa famille. Alors bon ben moi j’ai mon petit boulet et je n’ai pas envie d’en avoir d’autres.
Peu importe, on a échangé, on s’est dit assez souvent qu’on devrait aller boire un verre dans les bars de notre quartier une fois leur ouverture programmée. Vendredi soir, nous avons de nouveau échangé. Un peu saouls tous les deux. Il m’a alors proposé de boire un verre ensemble samedi soir. Top idée. Mais quid du confinement ? Il est partant . Moi aussi. Comme le dirait une amie, je suis « une sacrée aventurière ». On s’est mis d’accord très vite, ce sera chez lui et j’apporte à boire. Pure folie. Mais j’ai besoin de ça je crois non ? Je suis une tempête enfermée dans un bocal depuis trop longtemps.
Je me suis préparée simplement, j’ai enfilé un jean, un chemisier à pois et un joli body en dentelle noire. On ne sait jamais comment la soirée pouvait tourner.  J’ai mis du parfum en enfilant mes chaussures et j’ai claqué ma porte.

En moins de 3 minutes j’arrivais chez lui. Découverte de son appartement au rez de chaussée, caché derrière un grand portail, donnant sur une grande cour arborée. Nous nous sommes installés autour de la jolie table en fer forgé, lovée entre les branches de rosiers en fleurs.
Une verre de vin à la main, nous avons parlé un long moment. La nuit est vite tombée, la lune était au rendez-vous. On a beaucoup ri. J’ai beaucoup parlé, on a terminé la bouteille mais on avait pas vraiment envie de terminer ce moment.  et puis il m’a proposé un calvas. Je vous jure il m’a dit que j’étais un vrai mec, jamais il n’avait vu une nana comme moi. En même temps moi le calvas c’est mon pécher mignon quand même.
Et puis  oui, je parle assez facilement de la vie, de la mort, du sexe et de mes envies.

Il a fini par m’embrasser, et là tout à basculé. On s’est retrouvés en moins de deux minutes dans sa chambre et on a fait l’amour. Pure folie vous dis-je. Mais quel bonheur. De sentir des mains sur mon corps, de me sentir de nouveau un peu vivante. Puissante respiration.

On s’est rhabillés, et il m’a raccompagnée chez moi. Je me suis effondrée et j’ai dormi comme un bébé. Le réveil a été un peu dur ce matin. Sans doute le mélange de l’alcool et de cette emballement hormonale nocturne.

A oui, depuis quelques jours, j’étais prête à aller bien plus loin, à prendre un taxi et ma brosse à dents pour parcourir les 4 petits kilomètres qui me sépare de celui qui joue avec mon cœur. Mais il a un peu déconné Jolisourire. J’ai donc tourné la page ce matin.
J’ouvre un autre livre et je réactive mon compte Happn. Oui je vous entends, je suis incroyable. Alors je vous répondrais simplement que j’ai besoin de vivre, bien plus fort aujourd’hui je crois. Il y a bien un amoureux pour moi quelque part. J’y crois.

J’ai envie d’un fraisier, je termine mon café et je file chercher une boulangerie ouverte.

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