COMPROMIS
La fin d’année a été bien plus riche pour Pénélope que ce qu’elle n’imaginait.
Un petit bilan s’impose, car finalement je n’ai pas été très « honnête » avec vous ici. Pénélope s’inspire souvent de ses rencontres chaotiques pour écrire, mais elle a pourtant fait trois rencontres assez « classiques » en moins de deux mois. Oui, oui ! Je sais c’est moins croustillant, donc moins racontable sans doute, mais finalement en rentrant à pieds, l’autre jour, sous le soleil hivernal baignant Paris; de cette magnifie expo « Paname » au Petit Palais. Le flow de Dezzer m’a fait vriller. Fou rire face aux Invalides. Je me suis même arrêtée pour noter les « titres » qui venaient de s’enchainer dans mes oreilles. Improbable mélange.
A retenir "j'veux un mec" d'Adrienne Pauly.
Pierre, François et Charles, ont été mes rendez-vous de fin d’année, dont j’ai omis de vous parler. Je ne suis pas très forte pour échanger avec plusieurs garçons en même temps sur les applis, j’ai donc échangé, rencontré, effacé (de l’appli) ces trois garçons, l’un après l’autre.
Je suis allée au théâtre avec le premier. Une pièce dont j’avais eu deux invitations, l’Amant de Harold Pinter se jouait dans un théâtre du nord parisien. Un bonheur pour moi de revoir cette pièce dans une mise en scène nouvelle, et un lieu que je découvrais. Ne vous méprenez pas, si vous ne connaissez pas cette pièce je vous conseille d’aller lire le résumé, de la lire... Ce n’est pas du tout une histoire d’adultère, enfin pas vraiment, enfin allez voir, allez lire.
Bref… soirée sympa, restaurant après le théâtre, marche dans Paris après le restaurant… C’était notre deuxième rendez-vous. Au premier j’avais apprécié son énergie et j’avais préféré attendre de le revoir pour engager mon corps dans cette « histoire ». J’ai donc eu un mini baiser, un truc maladroit quand il est arrivé au théâtre. Puis plus rien, pas de main caressée dans l’obscurité de la salle, pas de rapprochement de genou …
J’ai mis fin dès le lendemain à ce début « d’histoire ».
LE TABAC. Le compromis que je ne ferai pas.
Je suis allée dans un club de jazz avec le deuxième. On a matché le mardi, échangé des messages, des vocaux les jours suivants, et décidé d'un rendez-vous pour le samedi soir. Oui, je vous vois réagir, elle est rapide Pénélope. J'avais sans doute l’énergie consumériste à ce moment-là. Il a réservé un jazz club, concert dingue, feeling fou dès le premier verre avant le concert, à l’avant-dernière chanson il m'a demandé s’il pouvait mettre sa main sur mon épaule, j'ai dis oui, et on s’est embrassés. On est ensuite allés dîner, on est rentrés main dans la main, à pieds, dans le quartier que nous partageons, en longeant la Seine dans la nuit parisienne si douce ; s’embrassant à chaque passage piétions. Une histoire de film de Noël m’a soufflé mon amie dimanche matin, au café du marché. Pas faux. Derniers mots autour d’une tisane, dans un bar entre chez lui et chez moi. On est rentrés ensuite (sagement) chacun chez soi. Le matin je me suis réveillée chiffonnée. Il y avait un truc. On s'est vus l’après-midi, je l’ai invité à cette expo de Claire Tabouret où j’avais prévu d’aller, sur les futurs vitraux de Notre Dame de Paris. Puis on est allés boire un verre, et là j'ai senti cette boule dans ma gorge. Indescriptible sur le moment. Je lui ai dit que je préférais rentrer, il était 21h, je devais préparer ma valise pour mes vacances de Noël, prétexte car je n’arrivais pas, à ce moment là, à mettre des mots sur mes émotions. Je lui ai juste glissé un ou deux mots pour lui dire que j’avais besoin d’aller doucement, que c’était super…mais… qu’il y avait un mais.
Je lui ai refait un vocal doux et rassurant en rentrant. Et là il m’a écrit un message qui m’a glacée, « il a confiance en moi », il parlait « d’équilibre pas facile à trouver, mais qu’on va y arriver » « qu’il a besoin de confiance, de réciprocité, pour avancer ». Donc clairement un message que mon ex-mari aurait pu m’envoyer après 10 ans de relation et un début de thérapie de couple. Je rappelle que je l’ai donc rencontré pour la première fois il y avait tout juste 24h. Je me suis sentie enfermée dans une relation en moins de temps qu’il ne me faut pour préparer une bonne blanquette de veau au safran. Bon j’ai pris le temps de réfléchir. Noël est passé. Et je lui ai écrit. Il a mis 48 heures à me répondre, avec un message vraisemblablement encore une fois écrit par l’IA. Une première pour moi.
L’ETOUFFEMENT. Le compromis que je ne ferai pas.
J’ai matché direct, le soir même, avec Charles. Oui, oui, oui, je sais, je sais.
Un consultant, qui vit dans une autre stratosphère que celle de Pénélope. Il habite place des Victoires, détail qui a son importance. On s’est retrouvé pour un verre entre son vol retour du Mexique /Acapulco, et son vol aller pour la Suisse/ Lac de Côme.
On s’est quitté avec maladresse, il a voulu m’embrassé, j’ai détourné délicatement la tête pour ne pas le froisser. Un message le lendemain. Une « histoire » brève qui prend fin. Encore.
LA TAILLE. Le compromis que je ne ferai pas.
Je me rends compte très vite de tous les points forts, mais aussi de tous les points faibles qui me font opérer un demi-tour. Les trucs que je ne pourrai absolument pas mettre sous le tapis. Mon psy m’a souvent dit que j’allais très vite dans mes analyses, sans doute un reste de cette tempête. Accrochée seule à ma fragile embarcation, j’ai souvent dû analyser et prendre des décisions très vite, pour ne pas couler.
En résumé, j’attire les hommes mariés, mais pas seulement. C’est bon signe.
Les mots, en réponses à mes messages de « ruptures » de ces 3 garçons ont été assez justes. J’ai vu dans les yeux de ces hommes, le pétillement que je vois chez mes amants.
En 2026 je vais continuer à flâner, à imaginer et à ne pas me contenter du « peu ». Je veux tout, je ne veux faire aucun compromis. Si je croise celui qui saura m’apprécier pour tout ce que je suis, je suis certaine que je saurai l’apprécier pour tout ce qu’il est. Tous les deux… entiers. Pénélope ne supporte d’ailleurs pas, les hommes qui cherchent leur « moitié ».
Il semblerait que je ne sois finalement pas une éternelle insatisfaite (mon père me le répétait pourtant sans cesse), mais juste une éternelle idéaliste, rêveuse, atypique, romantique, indépendante, révoltée, amoureuse… que sais-je.
Je pensais m’arrêter là. 2025 se terminant. Mais j’ai attaqué 2026 avec panache. Je pensais même écrire un autre texte pour vous racaonter, mais je ne suis pas certaine que Bertrand mérite un post "juste à lui". Alors je vais juste faire un post-scriptum, une note de bas de page, une annexe, que sais-je… Ah si, je sais juste qu’il ne mérite pas plus.
PS / ANNEXE/ NOTE DE BAS DE PAGE (à vous de choisir) :
Intro ZOOM : Un match à 18h le 2 janvier, un RDV à 20h30, une soirée assez dingue. Un gars charmant, grand, posé, des baisers doux et langoureux, des flocons de neige, la Tour Eiffel qui scintille et des papillons dans le ventre.
Résumé express #1 : Dès le lendemain, on s’écrit, puis on se revoit quelques jours après. On a fait l’amour (point important pour Pénélope, le sexe et l’alchimie corporelle), et là il y a eu un couac, mais je ne l’ai pas trop relevé. L’excitation, le moment… putain j’ai honte. Quand j’y repense ; des tas de RED FLAGS ce gars, les trucs qu’on se dit entre copines et qu’on semble un peu mettre de côté quand on est pris dans le tourbillon des débuts. Malin le garçon, mais Pénélope est aussi assez maligne.
Résumé (moins) express #2 : Il a voulu imposer, manipuler, contourner, dominer, et il m’a écœurée. Le consentement. Le problème. Pénélope s’est fait avoir, mais pas longtemps, mais elle a honte quand même ; J’ai craqué à la 3ème fois ou on a fait l’amour (deux fois de trop oui je sais). La première fois, direct, j’ai dit « pas ça, pas maintenant, pas si tôt… », puis après un peu d’alcool, un peu d’excitation, il m’a bloqué les bras et il y est allé. Je n’ai pas réagi, j’étais sonnée.
La deuxième fois il a recommencé, alors que je lui avais bien dit « non toujours pas ça ce soir ». Avant même que Pénélope ait enlevé sa culotte hein, mais juste après (dans la seconde) qu’il ait sorti « la boîte à PAPA » (c’était écrit dessus, je vous jure, je n’invente rien, une vielle boîte de gâteaux Delacre verte et une étiquette écrite à la main au marqueur) avec des sextoys en tous genres et un Tupper de Weed.
Je me suis bloquée, il s’est enfin arrêté, mais il a été vexé (mon ressenti, c’est un peu comme le ressenti de la température côté météo hein, … vous avez l’idée). Je passe le moment où on a « terminé » enfin où il a terminé lui… et où il s’est levé (direct), sans bisou, sans câlin... sans rien, à si pardon, il a pris du sopalin, il a essuyé mon ventre, scène du « crime »… puis il a filé prendre une douche (sans un mot), porte ouverte sur la chambre, s’est mis en pyjama (oui, oui) et a étendu son linge… Moi, toujours nue, étendue dans son lit.
Putain (vulgarité encore…) j’aurais dû le planter là, mais il a sorti sa guitare, il a joué deux trois trucs, j’étais dubitative, mais il m’a retourné le cerveau.
La troisième fois, je me revois penser à chaque instant, ne pas lâcher prise de peur de ce qu’il allait faire. En résumé : j’ai simulé (encore). Dinguerie. Je voulais que ça se termine. Des années que cela ne m’était pas arrivé. J’ai la nausée tellement je n’en reviens pas de mon attitude. 47 ans, presque 48 et je simule et j’accepte… pourquoi !!! Le lendemain. Je lui ai écrit, fin de « l’histoire », mais je n’ai rien dit, rien expliqué. Honte et lâcheté. Je sais. Pénélope réfléchit. Digère.
Il m’a fait vriller, mais il m’a permis de me dire que mon cœur était prêt. Prêt à aimer de nouveau et à être aimée.
LE CONSENTEMENT. Le compromis que je ne ferai pas (tellement évident non… et pourtant)
2026, me voilà…
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