UP DATE (Jour de Fête)


Il fallait que Pénélope donne des nouvelles de sa tempête émotionnelle vanillée (éclair...). Une banale histoire de météo finalement.

J’ai retrouvé nos échanges avec Kevin, ce n’est évidemment pas son vrai prénom. Pour trouver ce pseudo, j'ai mis moins de 5 secondes. J’ai pensé : garde du corps, film, Bodyguard … BAM…Kevin Costner… Simple et efficace non ? Bon j’aurais pu l’appeler Franck comme le personnage du film, mais je trouve ce prénom moins « inspirant ».

 

J’accumule donc depuis quelques années (8ans), mes captures d’écrans, mes vidéos, et mes photos dans mon cloud (44 423...folie), et cela peut s’avérer finalement utile. Notre rencontre et notre collision corporelle avec Kevin, n’a eu lieu qu’une fois, en avril 2019. Avant que Pénélope ne se décide à partager ses improbables rencontres.

Nos appartements sont sur le même trottoir, à 100 mètres l’un de l’autre. Je l’ai croisé plusieurs fois depuis, au marché accompagné qu’une grande blonde, entrant dans la station de métro avec sa petite valise bleue… Étonnement je souriais, de loin, et jamais je ne lui ai fait signe. Il semble ne m’avoir jamais « revu » lui.

Après ce bref échange à la boulangerie ce « Jour de Fête », nous avons échangé quelques messages, simples, neutres (important cette petite précision, vous comprendrez vite pourquoi) et nous avons fixé un rendez-vous, un soir, à la brasserie très parisienne située sur le trottoir coté pair, du boulevard qui nous réunit, juste entre chez lui et chez moi.

Je suis arrivée deux minutes avant lui. On s’est embrassés, comme des amis. Il avait une petite télécommande avec des boutons de toutes les couleurs en main, j’ai exprimé ma surprise, il a attaqué direct « c’est pour te mettre un truc, et… », j’ai ri (jaune sûrement), il s’est ravisé aussi vite qu’il l’a été pour cette première phrase d’une élégance très approximative et m a expliqué que c’était pour la guirlande lumineuse accrochée au balcon du RB&B qu’il met en location (en face de chez lui).

On s’est installés au chaud, j’ai baissé ma garde, et la conversation est directement partie sur ses investissements immobiliers, comme si je savais déjà tout cela. Trois appartements à Paris et un à Nice. J’ai vu, enfin il m'a fait voir sur son téléphone, les photos. Des terrasses, aux salles de bains, de la vue sur la mer, à la vue sur la Tour Eiffel, grande fierté apparemment tout ça.  

Il parle beaucoup, beaucoup, vraiment beaucoup.

Et il parle... de lui.

Il est en dispo depuis 3 ans, il a 52 ans, va reprendre deux années de dispo en plus bientôt et puis sûrement prendre... sa retraite. Apparemment les gardes du corps ont le droit à un « abattement », une avance d’annuités pour partir à la retraire. Je sais combien sa maman perçoit pour sa retraite, qu’elle a vendu sa maison, qu’elle a eu des problèmes avec sa dernière locataire, son insolvabilité et sa dette de 70 000 euros en crédits à la consommation (à la locataire). Je vous passe les histoires sur les hommes politiques, que je n’aurais jamais dû entendre un jour. Notamment sur notre Ex-Président, celui qui va bientôt sortir un nouveau livre. Une petite histoire d’enveloppe de rien du tout. Et le dernier texto qu'il a reçu de notre bref ministre de l’Éducation, Gabriel.

Je ne me souvenais pas qu’il était aussi bavard !  Enfin avec le recul, je me dis que je me souvenais de tellement de détails de sa vie, qu’il avait déjà dû parler beaucoup lors de notre rendez-vous de 2019.

Ma mémoire étant redoutable parfois, je me souvenais où habitait sa maman, son job, la ministre pour qui il bossait, son voyage annuel en Thaïlande, son désintérêt pour l’alcool, son dessert préféré (le flan... et oui détail qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille), tout ce que nous avions "fait" chez lui, sur son canapé noir, à la lumière du réverbère de la rue qui éclaire son salon, décoré sans grande personnalité. Lui ne se souvenait ni de mon fils, ni de mon job, mais avait un assez bon souvenir du plaisir qu’il avait eu avec moi... la base... merci Kevin!

Il a pris une verveine, rien d’étonnant. Moi un verre de Viognier, rien d’étonnant non plus. 

Nous avons parlé, parlé, parlé… (lui beaucoup plus que moi hein). Le jeu de la séduction était de nouveau là, il me plait, je lui plais, et puis… et oui il faut bien qu’il y ait un "et puis" !

Je ne sais plus exactement comment, mais il m’a dit que l’éclair (le fameux), n’était pas pour lui. J’ai eu un moment d’arrêt. Bref cet arrêt. Il est donc en couple. 

Je n’ai pas voulu écourter, mon étude sociologique a repris de dessus en 3 secondes et elle s’étaye tranquillement. Même si je n’étais pas partie pour ça ce soir là j’avoue. 

Il s’est lancé dans un trop plein de détails, d’histoires sur eux, sur elle, son fils, sa belle-famille… 

Bavard le garçon je vous dis. 

En résumé, ils sont ensemble depuis 3 ans, elle a un fils de 12 ans (j’ai son prénom), elle est flic, ils ne vivent pas ensemble. Quand il a lâché son prénom, j’ai pouffé de rire, il se rapproche follement du mien (le vrai). Je lui ai fait remarquer, parce quand même c’est énorme !! Petit silence. Je sais refroidir l'ambiance moi aussi.

Puis au milieu de tout ça je lui ai quand même demandé « pourquoi », vous voyez le « pourquoi » dont je parle. Pourquoi m’avoir attendue à la sortie de la boulangerie, pourquoi ce rendez-vous, pourquoi cette séduction…

Alors il m’a dit que j’étais toujours très excitante, et qu’il avait encore très envie de moi.

Apparemment c’est suffisant. 

Il va voir à droite à gauche de temps en temps (si j’ai bien compris, là il a été plus flou sur ce point, ou je n'ai pas était attentive), il aime cette relation avec « la folle du désert », juste pour que vous ayez le prénom …  Il est « libre » , ils vivent chacun dans leur appartement (il ne supporte pas les enfants, et déteste son fils qu’il trouve « bête », je reste polie… je répète, bavard le garçon). Je connais  pas mal de détails sur leurs derniers voyages, leurs dernières croisières.

J’avoue j’ai hésité à me laisser aller, en ce moment je suis extrêmement vulnérable affectivement et j’ai des pics hormonaux fous. Physiquement, il est loin de me laisser indifférente. J’ai un souvenir très précis de ce qu’on a fait ce soir d’avril 2019 donc, quand je lui en ai reparlé, oui oui, je suis diabolique, ou juste joueuse finalement avec ces garçons-là, il ne semblait se souvenir que du début. Il n’a pas été très actif, il faut l’avouer, mais je n’ai aucun regret. C’était un One Shot parfait et on était d’accord tous les deux. Moi, ma confiance et mon corps en miettes, on était bien contents de ce moment.

Il m’a donc proposé d’être plus actif, plus original, la « prochaine fois »... Malin le garçon.  J’ai un peu refroidi l’ambiance (ça aussi je sais faire)... j’avais mes règles, je lui ai dit sans détour. 

Et bon, sans surprise, monsieur n’était pas prêt à ça. Mais on a continué, jouant toujours ce petit jeu de la séduction.

En se saluant sur le trottoir, coté impair du boulevard cette fois, à presque 23 heures, il m’a glissé à l’oreille qu’une petite fellation était possible quand même, voire ... une sodomie.

AH AH AH cette fois je n’ai pas souri, j’ai ri. L’œil pétillant. Et je lui ai à mon tour glissé à l’oreille, que notre « prochaine fois » sera plutôt axée sur ses compétences linguales et tactiles avant... la fellation. 

Je sais qu’il ne faut rien attendre de Kevin, mais bon sexuellement je prends ce qu’il y a prendre en ce moment. 


Comme dirait François Simon, célèbre critique culinaire.  

"Y retournerai-je ?"



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