JUSTE UNE ILLUSION
Bon il faut avouer que peu valent le coup de les garder en mémoire. Après le fiasco de janvier, février a été assez décevant, mars surprenant, avril étonnant puis finalement assez violent. Pour mai, il faudra aller au bout du texte pour savoir comment Pénélope a commencé ce mois et sûrement attendre le prochain, pour connaitre la fin.
Je vais essayer d’être exhaustive sans être ennuyeuse, il y aura des détails, mais uniquement les plus croustillants (bon pas tous).
Il y a eu ceux avec qui il y a eu un « match », des messages, et au moins un appel :
- Stefane, de Pornic. Etrange match lors de nos déplacements respectifs, c’est drôle, finalement, on était en région Rhône – Alpes et on a matché. Mais il vit si loin. Pourtant sa bio Tinder est très sympa et nos échanges téléphoniques très intéressants. Bon je ne me sens pas prête pour une nouvelle histoire « à distance », et Pénélope ne quittera pas Paris pour un homme. On s’écrit de temps en temps, la vie nous rapprochera peut-être un jour, ou pas. J’aime bien rajouter le « ou pas » après un « peut-être », pas vous ?
- Jean, un fou. Marié, 3 enfants (pas ces infos sur son profil Meetic hein…) qui m’explique cela tranquillou par téléphone. Le gars veut venir chez moi, maintenant (au moment de notre appel), insiste, il veut du sexe, insiste, je le laisse parler (analyse sociologique activée, Pénélope aime étudier). Je me revois lui répondre, perchée sur le Belvédère de Belleville, Paris à mes pieds… qu’il rêve, et qu’on va en rester là.
- Haywood, un avocat masculiniste. Un américain un peu trop « homme virile » pour Pénélope. Il veut être fort, le montre, le dit, envoie des vidéos de ses interviews à la TV, ne me laisse aucune place dans l’échange lors de notre appel, parle politique et n’est clairement pas démocrate. Veut une femme à la maison. Non, non je ne plaisante pas. J’ai vécu un appel hors sol. Pénélope a rechargé son sextoy préféré à ce moment-là. Au moins lui il n’impose rien, il la comprend en 3 minutes (voire 2), et ne lui demande pas de faire le ménage. Désolée je ris toute seule en vous écrivant cela.
Et puis il y a eu ceux que Pénélope a rencontré vraiment, autour d’un café, d’un verre :
- Ghislain avocat (encore un), barbant. Des photos de lui à 40 ans sur Hinge alors qu’il en a 54, un vocabulaire désuet « je vais au lavabo », pour m’indiquer qu’il va aux toilettes. Ceci pourrait avoir du charme s’il n’avait pas été si inintéressant. Pénélope a commencé ses 48 ans avec panache et un gros fou rire ce matin-là.
- Xavier, psychopathe. Il travaille dans le domaine pharmaceutique. Il m’a mise hyper mal à l’aise, lors de notre premier et dernier à rendez-vous. Vexé comme un pou quand j’ai décliné toute poursuite de « relation ». Hyper intrusif, très très (trop) spontané. Trop envahissant. On est allés boire un verre, il m’a embrassé sans me demander, en revenant des toilettes, par surprise, par derrière. Il me caressait le bras, l’épaule, sans cesse. Le consentement là aussi c’est un vrai sujet. Grande gène dans cette brasserie bondée. J’étais pétrifiée et je n’ai pas osé bouger, encore une fois Pénélope n’a pas réussi à se défaire de cette éducation, pression sociale. On a pris un plat. Je suis allée aux toilettes, en revenant il était sur son tel, totalement angoissé et énervé, il parlé de LinkedIn et de son job, le serveur est arrivé, a posé l’addition, il l’a pris l’a retournée et a payé avec son tel. Je n’ai pas eu le temps de croiser son regard et de dire « on partage ». Je voulais fuir, mais encore une fois je n’ai pas eu le cran. Quand je lui ai dit que je préférai en rester là, il a été vexé et m’a dit que je voulais juste être invitée à dîner, je lui ai proposé de lui faire un virement… bon ben pas de nouvelles.
- Jérôme, horloger, rue de la Paix. Je l’ai rencontré pour notre premier (et attention spoiler… le dernier) date le jour où je me suis fait arracher une dent. Je n’ai pas voulu annuler, j’ai bien fait, j’ai eu un bon prétexte pour boire un verre et ne pas rester dîner. Pénélope et lui ne sont pas dans la même recherche, et cette sensation étrange que ça ne collera pas, je l’ai sentie directement. Pas du tout le même mood côté éducation de nos enfants, côté idée de la vie amoureuse.
J’ai abordé le sujet des stories WhatsApp avec lui. J’avoue c’est un peu un espace ou Pénélope ne posterait rien. Quand je lui ai expliqué que je ne préférai pas utiliser ce réseau social pour me stories mais plutôt insta / mon compte privé, il a été étonné. Ben oui, j’ai plus de 2000 contacts dans me tel, divers et variés, pros et persos. Hors de question de faire de stories ici. J’avoue être une rigide de la communication, je garde les échanges et je n’efface rien, ce qui me permet de retrouver des échanges de gars avec qui j’ai déjà échangé il y a 3 ans… Mon tel est un morceau de ma mémoire finalement. Et je garde dans mes contacts tous ceux qui traversent ma vie.
- Cesar (dit le Pyrénéen), le journaliste je l’ai revu lui, pas besoin de vous faire de dessin (relisez Pénélope). Dix huit mois sans sentir sa peau, mais là, j’ai décidé que peu importe ce qui arrivait, je me laissais porter par la vie et mes amants. Je me disais qu’en les éloignant je pourrais me consacrer uniquement au garçon qui pourra accompagner un bout de ma vie. Erreur. Et Pénélope ressent le besoin intense de jouir. On se connait depuis 8 ans, folie je sais.
Il y a enfin celui avec qui pénélope a partagé un bout de vie.
- Monsieur Kado, l’illusionniste. Celui dont tous les regards se sont tournés début mars. Voilà le petit surnom que certains des amis de Pénéople ont pu entendre. Un mix des deux prénoms du monsieur. J’ai trouvé ça drôle, lui ne l’es pas trop finalement. Alors oui, Pénélope y a cru, elle a baissé sa garde. Elle ne sait pas faire autrement. Ouvrir son cœur et laisser des abrutis le piétiner c’est apparemment une spécialité bien ancrée chez elle. Avec Monsieur Kado tout a commencé lentement, avec élégance, et des échanges simples. Il travaille de nuit, un métier plutôt difficile, la police. Nos rythmes s’adaptaient tranquillement. Chacun son espace. On a passé des moments doux à marcher dans Paris, à visiter des expos, à boire des verres, dîner dans des restaurants, aller au cinéma, (d’où le titre du texte) on a fait l’amour, chez lui, chez moi, chez lui, chez moi... Tout allait bien, enfin pas tout. Je crois que mon côté fleur bleue a repris le dessus trop vite. J’ai écouté ce matin une interview de Lio qui disait « Les femmes ont un 6ème sens, celui de reconnaitre les boulets, mais pour ces boulets… ces femmes ont de l’empathie, elles veulent donner une chance, elles voient la lumière rouge... et elles donnent une chance quand même… alors qu’elles devraient « fuir » directement ». Je suis l’une d’elle.
J’avais vu le Red Flag punaise, sexuellement il y avait un truc. Mais voilà, voilà… comme le dit Lio, j’ai donné une chance.
Et puis Il a commencé à moins écrire, à prendre de la distance, à ne plus répondre à mes messages. J’ai senti le vent tourner en 24 heures. Heureusement Pénélope était entourée et écoutée. Parler fait tellement de bien quand nos sentiments s’emmêlent et quand on sent le sol s'effondrer. Je lui ai envoyé un message, un vocal (Pénélope aime l’énergie et l’émotion des vocaux et elle vous prépare une suprire d'ailleurs) « Hello, tu as envie qu’on se revoie ? ». Il a mis plus de 16h à me répondre, 16h heures putain. Pour me dire (je vous résume) que ben, en fait, peut-être qu’on « pourrait juste transformer notre relation affective en relation amicale»…
Je ris de sa réponse. De ses réponses. De nos échanges. Une étude de textes assez pointue a eu lieu j’avoue, les mots pour moi, ça à de l’importance, comme la ponctuation et les smileys.
Alors oui, je me doutais que ça ne marcherait pas putain, mais j’ai mis sous le tapis très vite les « problèmes ». Je m’agace moi-même. Vous voulez savoir ce qui m’a mis la puce à l’oreille sexuellement. C’est un sacré sujet pour les hommes de 40/50 ans le sexe hein. Et pourtant ils n’en parlent pas. Je répète, ils n’en parlent pas.
J’ai abordé la question, le « sujet » mais zéro réponse, zéro. Bon on se connaissait peu alors je me suis dit qu’on en reparlerait. J’ai quand même appris un nouveau mot, car de mon côté j’aime comprendre et apprendre (vite). Alors j’ai cherché. Anéjaculation. Je vous laisse chercher? Ou vous voulez savoir ? Aller c’est facile, c’est l’incapacité à éjaculer.
Voilà voilà, parfois certains hommes sont tellement dans le contrôle de tout, que ben ils sont incapable d’éjaculer ... Lui il est dans le contrôle, de tout, je l’ai compris assez vite, c’était drôle, un peu, et puis finalement très vite c’est devenu dérangeant.
Et sa communication en faisait partie. Il voulait toujours avoir le dernier mot, avait des expressions assez dures et inappropriés pour parler de mon fils.
Pénélope a donné une chance, mais elle va devoir apprendre à « se tailler » comme le dit si bien Lio (que je viens d’entendre sur France inter ce soir encore), pour protéger son cœur. J’avoue avoir été mise KO par Monsieur Kado et j’avoue avoir souffert. Beaucoup. Trop.
Une amie précieuse appelons-la Jane (prononcez cela à l'anglaise), m’a dit « en mai fait ce qu’il te plait » quand j’ai hésité à penser à moi et à mon Boomer (relisez Pénélope) .
Depuis plusieurs jours, Pénélope met cette musique « Extraordinaire » de Fredz, dans ses oreilles dès qu’elle sort. Elle commence ses journées avec. Parce qu’elle a un souvenir heureux d’un moment particulier d’avril sur cette chanson, alors que Monsieur Kado, lui, prenait le large. Un jour moi aussi je brillerai dans les yeux d’un homme. Un jour.
Après avoir coupé toutes les appli, seule Tinder est réactivé (car finalement on est tous sur toutes les applis cela n'a aucun sens de les multilpier), Pénélope repart donc en croisade ...
Et il y a du cul dans l’air. Attention cette dernière phrase a besoin de « traduction ». Rendez-vous dans mon prochain texte pour en savoir plus.
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